Partager l'article ! Conte d'estive : L'histoire véridique de Jean le berger.: Allez, v’nez les p’tiots vous asseoir ...
"Agir Pour Marsannay"
- PV du coneil municipal du 25 octobre 2010
- PV du conseil municipal du 13 septembre 2010
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mars 2010
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(version officielle rejetée par les conseillers d'opposition)
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Plan Local d'Urbanisme développement durable, environnement
Conférence-Débat du 14 janvier 2009
Conférence-débat du 25 mai 2010
"Une eau de qualité, tous acteurs"
Détail des interventions :
Intervention syndicat du Bassin versant de la Vouges
Intervention DREAL, la nappe de Dijon-sud
Conférence Energie et Climat du 25 novembre 2010
Conférence "Energie et Climat"
La planète se réchauffe… Que peut-on faire ?
semaine 01
Mardi 4 janvier 2011 à 18 h, maison de Marsannay, voeux du maire aux personnels municipaux
Vendredi 7 janvier 2011 à 8h au Novotel, Route de Beaune, voeux du maire aux entrepreneurs de la commune
semaine 02
Lundi 10 janvier 2011 à 19h, cellier, place Jean Bart, voeux du maire aux associations
Allez, v’nez les p’tiots vous asseoir autour de moi ... Je m’en vais vous conter une histoire pendant que je queute mes haricots.
Non, Marinette, fais pas comme ça, sinon t’auras que des fils à manger …
Michel pousse pas Phil ! Cherche pas tout le temps à lui prendre sa place ou à l’embêter !
Arrêtez de jacasser les filles et écoutez plutôt….
Je m’en vais vous causer d’un garçon qui s’appelait Jean. On n'a jamais très bien su pourquoi, mais, dès son enfance, on vit tout de suite qu'il avait plein de vilains défauts : l’ambition, le besoin d’épater ses petits camarades, le contentement de soi, le don de dénigrer autrui, l’amour du gain…
Son père gardait les moutons des environs. C’est bête, un mouton, ça obéit bien, si on sait le conduire. Mais en groupe, ils sont tellement habitués à obéir qu’ils pensent plus et suivent n’importe qui, n’importe où, font n’importe quoi, sans chercher à voir où est le danger ni à savoir d’où il vient.
C’est pour ça, pour les faire mieux marcher, qu’il faut toujours être dessus et leur crier après. C’est pour ça aussi que le père de Jean avait une voix qui dominait celle des autres, et que Jean, qui en avait un peu peur, mais qui l’admirait, avait pris la même habitude.
Il était fier de son père, il l’aidait et voulait, plus tard, lui aussi, commander aux moutons qui tous, veulent un maître pour obéir… Jean n’aimait pas les ânes aux longues oreilles, qui sont têtus comme chacun le sait… Il n’aimait que les moutons…
Lorsqu’il fut plus grand, comme pour tous les enfants, vint le temps où il dut, lui aussi, quitter sa famille pour s’établir dans le vaste monde.
Mais Jean resta près du village où s’étaient installés ses parents, puis il y revint dès qu’il le put. Les moutons de son père suivaient désormais d’autres Chefs, mais là, à cet endroit, il avait remarqué, depuis le début, un autre troupeau suffisamment gros, gardé par un vieux berger qui, du fait de son âge, commençait à fatiguer, et qu’il faudrait bientôt remplacer.
Ce troupeau était docile, car dressé depuis bien longtemps. Et de fait, le vieux berger malin avait montré à quelques moutons et brebis à encadrer les autres et à les faire avancer du bon côté. C’était l’élite du troupeau, qui se remplaçait de père en fils ou filles, et qui, par intérêt et vanité, était des plus obséquieuse et ne se rebellait jamais.
Jean décida, dans un premier temps de faire partie de cette élite. Il fit force amours et force compliments à tout le monde, si bien qu’il fut rapidement adopté et promu malgré les hésitations du vieux Chef qui le trouvait un brin trop arrogant et un brin pas assez intelligent, l’un n’allant jamais sans l’autre, bien sûr !
En fin de compte, on ne sait pas bien pourquoi, quand vint le temps de remplacer le vieux Chef, ce fut lui qui fut choisi…
Enfin, il avait réalisé son rêve ! Régnant sans partage, il pouvait même fréquenter les associations des grands bergers locaux pour se montrer et se faire voir, moi, le Jean, le plus beau, le meilleur des bergers !
Mais hélas ! Trois fois hélas !!! Des brebis galeuses, des noires et des blanches et des blanches et noires, s’étaient introduites dans le troupeau, et elles s’entraînaient, et elles s’entr’aidaient et n’en faisaient qu’à leur tête !
Elles menaçaient ou finiraient bien par menacer l’unité du troupeau… Elles remettaient en cause et contestaient les décisions du berger, elles lui posaient des questions abracadabrantes, elles revenaient sur le passé, empoisonnaient le présent et hypothéquaient l’avenir.
Désarçonné, Jean se posait sans cesse les mêmes questions : un mouton, c’est fait pour obéir, pour accepter l’autorité, la loi du plus fort.
Un mouton doit subir et se taire. Un mouton à qui on dit de marcher droit sous peine de sévices, doit marcher droit.
Et bien non, rien n’y faisait et de plus, le nombre de rebelles croissait, et croissait et croissait…
Or donc, il advient un beau jour que Jean décida que ces moutons-là, ces renégats, seraient mis à l’écart du troupeau. Car, la gale est contagieuse et même son élite, de peur, commençait à montrer les dents et à murmurer.
Il cria pour les effrayer, comme le lui avait montré son père, ne leur causa plus, ne les caressa plus, ne les invita plus à le suivre, se servit de sa grosse voix pour leur couper la parole, parler plus fort qu’eux afin qu’on ne les entende plus… peine perdue… ils étaient toujours-là… avec leurs sempiternelles histoires à dormir debout qui le bassinaient fortement…
Il ne lui restait plus que la solution de se mettre d'accord avec son copain, le vieux maquignon, pour les faire taire. Mais là aussi, c'était difficile...
Les moutons noirs étaient reconnus et appréciés. Ils étaient nés dans ce troupeau, ou ils y étaient venus tout jeunes. S'il cherchait à les éliminer, les autres moutons risquaient fort de s'inquiéter, de se méfier, et de devenir eux aussi irrascibles....
Aussi, pris d'une soudaine crainte, il hésitait et il avait bien raison..... car
il était déjà trop tard...
Ces moutons avaient soif de liberté, savaient conduire le troupeau aussi bien que le berger et ne toléraient plus ses errements, ses erreurs qui, par ailleurs, s'accumulaient.
Ils avaient donc décidé de se choisir un nouveau berger, plus sage, moins
vaniteux, et maintenant ils attendaient.... Ils attendaient avec patience et détermination l'Equinoxe du printemps, le Soir de pleine lune au cours duquel les bergers perdent leurs pouvoirs et
sont remis en question...
Maintenant, les enfants, je vais voir qui, d’entre vous, a le mieux suivi l’histoire. Et puis, comme devoir de vacances, vous m’écrirez la fin et la morale de ce conte…
A toi, Michel, après ce sera le tour de Guy, puis d’Isabelle…
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