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"Agir Pour Marsannay"
- PV du coneil municipal du 25 octobre 2010
- PV du conseil municipal du 13 septembre 2010
- PV du conseil municipal du 21 juin 2010
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mars 2010
- PV du conseil municipal du 14 décembre 2009
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-PV du 14 septembre 2009
(version officielle rejetée par les conseillers d'opposition)
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- PV du conseil municipal du 28 avril 2009
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- PV conseil municipal du 31 mars 2008
Plan Local d'Urbanisme développement durable, environnement
Conférence-Débat du 14 janvier 2009
Conférence-débat du 25 mai 2010
"Une eau de qualité, tous acteurs"
Détail des interventions :
Intervention syndicat du Bassin versant de la Vouges
Intervention DREAL, la nappe de Dijon-sud
Conférence Energie et Climat du 25 novembre 2010
Conférence "Energie et Climat"
La planète se réchauffe… Que peut-on faire ?
semaine 01
Mardi 4 janvier 2011 à 18 h, maison de Marsannay, voeux du maire aux personnels municipaux
Vendredi 7 janvier 2011 à 8h au Novotel, Route de Beaune, voeux du maire aux entrepreneurs de la commune
semaine 02
Lundi 10 janvier 2011 à 19h, cellier, place Jean Bart, voeux du maire aux associations
La planète se réchauffe… Que peut-on faire ?
C’était le thème du diaporama présenté le jeudi 25 novembre 2010 à Marsannay, lors d’une conférence-débat sur le thème « Energie et Climat », et proposé par Stéphane WOYNAROSKI, professeur en biologie-écologie, Conseiller Régional et Président de la commission Environnement, développement durable - Agriculture et forêt.
Ce diaporama rappelait de façon rapide et claire en quoi consistait l’effet de serre et les gaz qui contribuaient à augmenter cet effet de serre. Certes il existe des causes naturelles, mais les activités de l’homme contribuent à les augmenter de façon significative. Même si les études des carottes glaciaires permettent de constater des variations depuis quelques millénaires, l’augmentation observée depuis le début du 20e siècle et l’industrialisation est vertigineuse et n’autorise plus à douter de la responsabilité des activités humaines sur ce phénomène. Les conséquences probables en sont l’augmentation de la température moyenne de la terre, l’accélération de la fonte des glaces qui entraîne l’élévation du niveau des océans, la perturbation des courants marins et la désertification de certaines zones. Face à ces calamités, on commence déjà à parler de réfugiés climatiques : personnes qui ne peuvent plus vivre dans leur zone d’origine du fait de ces perturbations.
Le diaporama se terminait par un bilan pour la Bourgogne avec les actions du Conseil Régional. D’après les études, la responsabilité de cette augmentation vient à 30% des transports et à 20% de l’habitat. Depuis 2004, le conseil Régional, bien avant les lois de Grenelle votées il y a quelques mois, s’est engagé dans un Plan Climat Energie Bourgogne à réaliser entre 2007 et 2013, qui vise à économiser l’énergie. Sur le plan des transports, l’accent a été mis sur la rénovation du parc de TER (trains express régionaux) et l’amélioration des fréquences ; à noter qu’en 4 ans, cela a permis une augmentation de 35% de la fréquentation, même si des efforts restent à faire. Dans le volet de la diversification des sources d’énergie, pour le solaire, la Bourgogne s’est placée au 1er rang des régions pour l’aide au chauffage thermique et au 4e rang pour le photovoltaïque. Cependant depuis mai 2010, ces aides ont été réorientées vers l’éolien et la méthanisation ; pour le photovoltaïque, elles se limitent à une aide aux collectivités locales. Une étude de fonds a été réalisée pour l’énergie éolienne et il existe déjà 31 éoliennes en Côte d’Or ; 85 sites possibles ont été recensés et 11 sont soit accordés, soit en cours d’instruction. Ce développement a créé 1000 emplois en Bourgogne. Pour la filière bois-énergie, 170 chaufferies au bois ont été installées depuis 6 ans, pour mettre à profit le boisement de notre région (1/3 du territoire), même si on reste vigilant à ne pas en abuser. L’utilisation de la méthanisation n’en est encore qu’au stade de la gestation.
Après ce diaporama, un débat animé s’est ouvert entre le conférencier, les participants et les organisateurs.
Question : que faire par rapport au puissant lobbying des transports routiers, quand on sait que plus de 50% du trafic routier européen transite par les autoroutes bourguignonnes ?
On ne peut que regretter ce phénomène qui bloque le développement du trafic ferroviaire. En Bourgogne on connaît aussi un puissant lobbying anti-éolien mené entre autres par des propriétaires de résidences secondaires de l’Yonne.
Question : quel est le bilan économique des éoliennes ?
Pas de données précises et manque de recul pour connaître la durée de vie. On sait cependant que le prix de revient de l’éolien tourne entre 4 et 7 cts le kw/h contre 5 cts en moyenne pour les énergies fossiles. On ne peut pas dire que les éoliennes soient toutes produites à l’étranger car elles font vivre beaucoup d’entreprises en France et 3 en Bourgogne. On sait aussi avec l’exemple de l’Allemagne qu’en fin de vie, elles peuvent être démontées et recyclées. Il existe aussi des petits caissons à installer sur les toits pour des éoliennes individuelles.
Question : augmenter indéfiniment notre consommation d’énergie est impossible ; comment prévoir de la diminuer ?
Il est vrai qu’il serait nécessaire de prendre le problème par les deux bouts : produire mieux et consommer moins. Pour consommer moins, il est nécessaire de changer nos façons de vivre. Sans parler de changements radicaux qui demanderaient un consensus de la société, chacun peut déjà faire un effort personnellement. Il est dommage que les aides à l’amélioration de l’habitat diminuent de plus en plus car une amélioration de l’isolation, par exemple, permet d’importantes économies d’énergie, même si l’amortissement demande quelques années. On peut se renseigner auprès de l’association BER www.ber.asso.fr/ qui fait visiter des installations existantes et propose des formations. Le Conseil Régional finance des organismes de conseil et la formation des professionnels.
Question : Ne faut-il pas penser sérieusement à changer nos comportements quand on sait que les pays en pleine croissance comme la Chine ou l’Inde sont cependant moins énergivores que nous ?
Un des axes à étudier est celui des circuits courts : faire moins voyager les marchandises et raccourcir les circuits entre les producteurs et les consommateurs. Le conseil Régional a fait une étude montrant qu’un repas dans un lycée bourguignon parcourt plus de 1000 km. Les gestionnaires ont été pressentis pour des expériences de consommation de produits locaux ; mais les résistances sont importantes du fait des contraintes engendrées. Le Conseil Régional finance aussi une aide aux agriculteurs pour une valorisation locale de leur production. Mais il faut reconnaître que la suppression de la taxe professionnelle handicape sérieusement le budget du conseil régional qui doit revoir à la baisse ses aides aux particuliers.
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