Documents utiles - conférences

Plan Local d'Urbanisme développement durable, environnement

 

Conférence-Débat du 14 janvier 2009

Rénover l’habitat ancien.

 

Conférence-débat du 25 mai 2010

"Une eau de qualité, tous acteurs"

Détail des interventions :

    Présentation AGIR

  Intervention syndicat du Bassin versant de la Vouges

  AInterclé Vouge-Ouche

  Intervention DREAL, la nappe de Dijon-sud

 

Conférence Energie et Climat du 25 novembre 2010

 Conférence "Energie et Climat"

La planète se réchauffe… Que peut-on faire ?

 

L'agenda de vos élus.

  semaine 01

 

Mardi 4 janvier 2011 à 18 h, maison de Marsannay, voeux du maire aux personnels municipaux


Vendredi 7 janvier 2011 à 8h au Novotel, Route de Beaune, voeux du maire aux entrepreneurs de la commune

 

semaine 02

 

Lundi 10 janvier 2011 à 19h, cellier, place Jean Bart, voeux du maire aux associations

 

 

 

Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 10:19

 

 

 

500 KG, c’est sur ce poids annuel de nos poubelles que démarrait le diaporama qui présentait le thème de la soirée et qu’avait préparé Henri Martin, vice-président de notre association, avec l’aide d’Emilie Nourrin, chargée de mission au Grand Dijon. Présentant ensuite les différentes filières suivies par nos déchets, qu’ils soient incinérés ou triés et recyclés, ce diaporama mettait en relief que nous pouvions faire encore quelques progrès pour diminuer le poids de nos déchets. On pouvait noter en particulier que 100kg de nos déchets pourraient être compostés et diminuerait d’autant le poids de nos poubelles. Les questions qui ont suivi le diaporama ont repris ce problème. On peut aussi remarquer que le contenu de nos poubelles jaunes est assez bien trié puisqu’il n’y a que 11% de rejets qui partent à l’incinération, contre 25% au niveau national. En revanche, il reste des progrès à faire sur ce que nous mettons dans nos poubelles grises et qui pourrait être trié (ex. nous ne trions que 5 bouteilles en plastique sur 10). Cependant le recyclage des bouteilles en plastique est passé de 4200 tonnes en 1993 à 225 000 tonnes en 2009. Les circuits de recyclage se sont organisés et les déchets triés sont renvoyés chacun vers des entreprises qui les valorisent. Le diaporama montrait aussi que les entreprises de réinsertion, telles Emmaüs ou Envie, jouaient un rôle non négligeable dans ce réseau de valorisation.

Suite à certaines interrogations engendrées par ce diaporama, Jean-Patrick Masson, adjoint au maire de Dijon, délégué à l’écologie urbaine, a apporté quelques précisions. Le centre d’incinération et d’enfouissement est géré par le Grand Dijon ; le ramassage des ordures est délégué à l’entreprise Véolia et la gestion du Centre de tri fait aussi l’objet d’un marché. Sans nier le problème posé par l’augmentation de nos déchets, il a souligné le problème de la toxicité, provoquée en particulier par la croissance très récente des objets à usage unique (lingettes, couches et autres) qui représentent aujourd’hui 33 kg annuels dans nos poubelles. D’autres évolutions peuvent accroître nos déchets : ainsi l’arrivée d’Ikéa sur Dijon a augmenté notablement la quantité des encombrants sur les trottoirs. Enfin le diaporama abordait le problème de la taxe des ordures ménagères, sous forme d’impôts, qui frappe le contribuable et qui peut-être remplacée par une redevance perçue par les communes qui gèrent elles-mêmes leurs déchets. JP Masson juge qu’aujourd’hui, c’est plus souvent le consommateur que le contribuable qui paie, par le biais des taxes qui sont imposées aux entreprises et répercutées sur les prix de vente. D’une certaine manière, il paraît plus juste de faire payer plus celui qui consomme plus.

 

 

Au sujet de la redevance incitative, nous avons entendu le témoignage de Colette Duchanois, de la communauté de communes des 4 rivières en Haute-Saône. De quoi s’agit-il ? Par rapport aux différents exemples de redevances proposés par le diaporama, ce regroupement de communes a choisi d’équiper les poubelles de puces

 

 

 

 

afin dd-chetterie Marsannaye faire payer à foyer en fonction du poids des ordures qu’il rejette. Il reste certes une part fixe liée à au coût de gestion, mais la mise en place de ce système a permis de diviser le poids des poubelles par deux en quelques années seulement. Du coup, ils ont revu à la baisse les capacités d’incinération de leur usine et ils pensent pouvoir prochainement diminuer la fréquence du ramassage. Au bout du compte, le coût de gestion des déchets reste le même, mais l’environnement y a gagné beaucoup !

Différentes questions posées par le public, très intéressé par le débat, ont permis de souligner quelques points importants.

  • Au-delà de ce que nous mettons dans nos poubelles, il faut penser aux déchets « gris » générés par les produits que nous achetons ; ainsiun ordinateur génère 1 tonne et demie de déchets(de l’extraction du minerai au montage final) et plus généralement, à une tonne de nos déchets correspondent 25 tonnes de déchets industriels.

  • L’obsolescence programmée : derrière ce terme très technique, une réalité bien connue des consommateurs : nos équipements (machines, voitures, téléphones…) ont une durée de vie de plus en plus courte. Les industriels le font exprès pour que nous consommions davantage ; ils jouent aussi sur le plan psychologique pour nous persuader que notre produit est dépassé. Il existe un projet de loi qui ferait passer les garanties de 5 à 10 ans ; mais bien sûr le lobby des industriels essaie au maximum de retarder son examen. Une autre piste consiste dans le réemploi de ces produits par l’intermédiaire des « ressourceries » : ce que nous ne voulons plus peut servir à d’autres qui ont moins d’argent. Les entreprises de réinsertion jouent aussi un rôle important en remettant en état des appareils et en les revendant à moindre coût. On peut aussi penser à « mutualiser » certains appareils : louer un service (une voiture ou une machine à laver) au lieu d’acheter l’appareil ; de plus les loueurs feraient pression sur les fabricants pour avoir des appareils plus solides.

  • Le compostage collectif : il existe 9000 composteurs individuels sur l’agglomération ; ce n’est pas énorme. Pour simplifier l’opération, et en particulier pour l’habitat collectif, on peut penser à ce type de solutions. C’est en projet sur Dijon. Mais ça ne peut marcher que sur la base du volontariat si on ne veut pas que les habitants fassent n’importe quoi. Le plus facile est la mise en place des dispositifs techniques, mais ensuite il va falloir savoir à qui on s’adresse pour les installer : syndics ou HLM dans les immeubles. Et surtout il va falloir trouver quelqu’un qui en prenne la responsabilité ; on peut toujours espérer quelque bénévolat passionné, mais il serait peut-être souhaitable de revenir à la notion de gardien d’immeuble qui améliorerait grandement la vie dans les immeubles. Il existe un projet dans le quartier des Bourroches et on réfléchit à le mettre sous la responsabilité de la MJC.

COMPOS

 

  • Le problème des suremballages peut paraître simple à régler ; mais ce n’est pas si facile. La France est un pays qui a beaucoup développer la vente en supermarchés, et les raisons d’hygiène ne sont pas inutiles dans ce cadre-là. D’autre part, le fabricant se sert souvent de l’emballage pour faire acheter : la vente d’eau en bouteilles a baissé depuis quelques années ; du coup on modifie les emballages pour relancer la consommation.

  • Le poids de la publicité : les stop-pub sont efficaces, mais on pourrait imaginer inverser le système et ne mettre la pub qu’aux personnes qui la demandent par un autocollant sur leur boite aux lettres !

  • Les solutions ne peuvent elles être qu’individuelles ? Ne peut-on pas aussi compter sur les institutions pour aider à diminuer la quantité de déchets ? bien sûr la collectivité a son rôle à jouer, mais elle ne peut pas tout régler. Il existe aussi des lois qui sont inapplicables, comme celle qui demande de sortir sa poubelle 1h avant le passage de la collecte et de la rentrer 1h après ; c’est ingérable pour la majorité des travailleurs ; ça ne sert à rien. D’autre part, il faut aussi savoir où on limite la liberté individuelle : peut-on obliger les gens à acheter en vrac et fermer les grandes surfaces ?

 

En conclusion, quelques solutions ont été proposées :

  • acheter moins (et se faire des listes de courses) ;

  • boire l’eau du robinet,

  • limiter les produits jetables

  • faire réparer au lieu de racheter

  • acheter du matériel d’occasion

  • privilégier les produits rechargeables

  • composter les déchets verts (on peut se procurer un bac composteur en mairie ou sur le site du Grand Dijon, contre une caution de 15 ou 20€ selon la taille du bac qui devient votre propriété au bout de 3 ans)

 

Un grand merci à Jean-Patrick Masson qui s’est prêté avec beaucoup d’amabilité au jeu des questions-réponses, à ses deux assistantes présentes à cette soirée –Mme Nourrin et Mme Jacquier- qui nous ont préparé un document très complet pour élaborer le diaporama.


TRIONS

Nous vous donnerons prochainement un rendez-vous pour aller visiter le centre de tri, très instructif.

Par Agir pour Marsannay - Communauté : opposition locale
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